Samedi 4 juillet 2009

Balalaïka jouez

Ô plaine désertée

Ô neige immaculée,

mon coeur coquelicot,

rougi, ton blanc manteau.

ô toi, loup étranger

tes crocs restent plantés

dans mon flanc éventré,

laisse moi, me sauver.

Fin limier, prédateur

au loin, ta louve pleure.

Retrouve ta tanière,

Ton départ me libère..

Que la douce Volga

M'emporte dans ses bras.

ô vents glacés , soufflez

Balalaïkas..jouez....

ô Toundra, tes lichens

Nourrissent les grands rennes.

Aurores de cristal

Parez, le lac Baïkal.

Nuits de St Pétersbourg

Drapées de soie, velours.

la Russie des grands Tsars

Règne, ô chants de Gloire.

 

maryjo/CYRAEL..copyright.TEXTES DEPOSES.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Au silence de nos âmes..



 la nuit a déroulé son collier d'étoiles
parant de beauté nos corps nus
tes lèvres couleur rubis ont orfévri ,
mon sein alangui

 tes doigts papillons ouvrent le calice de mes lèvres
sur mes hanches ceintes de ton viril désir
s'enroule la chaînette des soupirs

 La lune a peint d’or ma chevelure d'ébène
 la nuit s'étire sur la plage de nos fièvres
 l'alizé sème un parfum musqué sous les draps froissés
 deux ombres jouent
Le temps écoule ses heures
 au silence de nos âmes en pleurs..



mary.textes déposés.Copyright..

ô MUSE..

J’admire sans bruit ton corps à l’abandon

Par tes cuisses entrouvertes je distingue une petite forêt sombre

Et au milieu, une fente rose, calme comme les lèvres de la dormeuse

Je m’approche encore et mets tout doucement ma main

Sur les jambes, les cuisses, les fesses

Tu dors toujours

Toutefois, ta respiration semble s’accélérer un peu

Je commence à être quelque peu excité par cette vision de rêve

J’ai chaud dans cette chambre et me déshabille

Tandis que mon sexe, en érection, se dresse haut et fort

Pendant que d’une main je caresse ton corps

De l’autre j’entoure mon bois de rose

Soudain, tu bouges un peu ton corps

J’ai peur alors que tu te réveilles

Mais non, tu t’étires comme une féline dans son sommeil

Dans ce mouvement, les cuisses s’écartent

Ma main s’empare de tes fesses, de la fente mystérieuse

Frôle d’abord la petite fleur rose et ronde, puis

Effleure les bords de la vulve qui brille d’une douce liqueur

Tu respires un peu plus fort, les yeux toujours fermés

Je caresse alors le bouton qui s’enflamme

Mon bois de rose se fait plus fort et plus dur encore

La liqueur coule dans un léger parfum de musc

Mes doigts ainsi enveloppé de cette liqueur s’égarent

Reviennent sur la petite fleur qui frémit

Et la fente s’élargit vivante et pulpeuse

Avide d’accueillir, d’aspirer, soupirer

Mon bois fleuri au bord de l’explosion….

 

 

*

Le ...prince du nil.textes déposés..Copyright

Sur le drap de ma nuit

Sur le drap de ma nuit , ô rêves suspendus,
Tendres calices perlés.chantez corps voilés.
Palpent mes doigts la pulpe de votre fruit nu.
Vendanges païennes, ô ciboires sculptés...

Votre ronce embroche la nacre de mon sein
Incisez mon coeur, plongez y votre ellébore
Racine dans ma chair, distillant son venin
Vertige des sens, coule l'opium dans nos corps..

Sur le drap de ma nuit , ô rêves libertins
Nos lèvres, corolles écloses tremblent d'émoi,
Quand sous un clair de lune, s'essoufflent nos voix.
C'est un chuchotis de peaux , jeux épicuriens.


cyrael/Myjo...TEXTES DEPOSES. Copyright..


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Quand la lune est toute ronde
Je voudrais le temps arrêter
Cesser de courir par le monde
Et les yeux grands ouverts, rêver.

Quand la lune est toute prête
Je cueillerai tous ses pétales
Une couronne sur ta tête
Et des paillettes pour le bal

Quand la lune sera grise
Nous fermerons tous les volets
La lune que je t’ai promise
Aura de bien plus beaux reflets

philippe CAZALS DE FABEL ..TEXTES DEPOSES.. COPYRIGHT

VOIR RECUEIL DE POESIE  " résonances "

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Voyelles

Ô, ma belle voyelle
Comme vous êtes belle
J’aime avant tout l’O
Ce qu’on fait de plus beau
C’est ici que mon i
Aime faire son nid
J’aime l’eau dans son lit
C’est tellement joli
Et le plongeon dans l’eau
Pour un meli melo !


philippe.Cazals de Fabel.COPYRIGHT..

lingerie***

A qui sont les doigts
Qui frôlent la soie
De la lingerie
Sur le blond pubis

Délicieux supplice
De la main qui glisse
Sous le voile fin
Par un doux chemin

Oh, caresse intime
Des secrets abîmes
Aux portes du ciel
Arrosé de miel.

philippe cazals de FABEL..COPYRIGHT

VOIR RECUEIL DE POESIE  " résonances "
ISBN : 2 - 9522352 - O- 1 recueil imprimé en FRANCE en octobre 2OO4..
j'attendrai

J’attendrai que la brume s’envole
En voiles bleus de soie
Que s’ouvrent d’invisibles corolles
Que le jour caresse des doigts

J’attendrai toutes les nuits
Dont les heures s’égrènent lentement
J’attendrai qu’enfin une nuit
La lune éclaire l’union des amants

Sur le drap blanc immaculé
Ton corps dessinera mes rêves
Découvrira ses vallées
Où s’égareront mes lèvres

J’attendrai les ciels d’avril
Où les désirs se font brûlants
Que je trouve enfin l’asile
Où je m’enfonce doucement

J’attendrai que la brume s’envole
Et lentement dévoile
Tes seins en corolle
Comme deux jeunes étoiles.

philippe CAZALS DE FABEL ..COPYRIGHT

VOIR RECUEIL DE POESIE  " résonances "
ISBN : 2 - 9522352 - O- 1 recueil imprimé en FRANCE en octobre 2OO4..

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
Enveloppé des fumées
Sortant du narghilé
Mon esprit vagabonde
Dans les senteurs du monde

Des herbes envoûtantes
Aux fraîcheurs de la menthe
Epices du désert
Piments nés de la terre

C’est alors que m’excite
Un doux parfum musqué
Voici ma favorite
Et ses bijoux laqués

Sa délicate odeur
Accapare mes sens
Et pénètre mon cœur
Ô, souveraine essence

philippe cazals de fabel .COPYRIGHT.

VOIR RECUEIL DE POESIE  " résonances "
ISBN : 2 - 9522352 - O- 1 recueil imprimé en FRANCE en octobre 2OO4..

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009
 

Où sont elles, ces fleurs ….

 

La haut, courent encor des images rieuses

Suis-je riche de vous mes Alpes harmonieuses,

S’enrobent les blancheurs de tous les Seringas

Et de ces fleurs des champs qui emboîtaient mon pas.

 

                                                               Où sont elles ces fleurs de l’enfance sereine

Se sont elles fanées sous les nombreuses peines

Aux couffins et paniers un peu trop alourdis,

Aux murs trop élevés et non jamais bâtis.

 

Aurai-je encor le temps d’ourler des pages blanches

De broder tous ces noms afin qu’ils s’endimanchent

De brisures de rêves où la course s’inscrit

Accrochant au rocher, une étoile qui luit.

 

Sur les sentiers pentus, bordure sentinelle,

Le Genêt entêtant que la brise flagelle

Parsemait ses pépites à l’ or si flamboyant

Égayant l’alentour de son ton blondoyant.

 

Aux Narcisses des près, Jonquilles guillerettes,

Au parfum des Lilas, aux discrètes Violettes,

Aux clochettes penchées quand le vent est mauvais

Pourrais-je encor cueillir, la Gentiane bleutée.

 

Au Coucou qui se cache à l’herbe qui le frôle,

L’Anémone soufrée et les boules de Trolle,

Corolles printanières au pistil étoilé,

Vermiculaires d’or en massif resserré.

 

Même le Muscari de sa grappe violine

S’écrasait sous mes doigts en une encre divine,

Pressée à l’encrier de son mauve extirpé,

Plume sergent major, vous ai-je baptisée.

 

D‘un parme délavé, guirlande de Glycine

S’agrippe encor au mur de sa teinte opaline.

Au bord de la rivière, les reflets, Boutons d’or

Simples primesautières en changeaient le décor.

 

Et grimpant les rochers, les touffes de Lavande

Dans l’été, asséchées, partaient en sarabande,

Exhalaient leur parfum tout au creux de ma main

De leur tige, égrappées, en un seul tournemain.

 

Coquelicots carmins, Bleuets et Marguerites

Aux fragrances embellies de teintes ressuscitent

Bien sûr, il y a tant d’espèces, non citées

Qui charmaient la vision de ce temps écoulé…

 

Alors respirez l’air de ma Haute-Provence

Tout le bleu de l’azur, toute sa quintessence.

La cime du rocher en géant bienveillant

Surveillait le village où tout était riant.

 

Si j’ai pu vous mener au bord de cette enfance

Vous y faire goûter un regain d’insouciance

Parmi toutes senteurs de ces jeunes années

Laissez-moi vous offrir, quelques fleurs en bouquets

 

 

Chandylane

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009

Sans retour.


Mon cœur brigand est orpailleur
Cherche la gemme, dur labeur.
Découvre  la  veine secrète..
La liberté, l’Or  du poète.

Creusons, actives sont nos mains.
La mine serti  le butin. 
Trouvons la cache du  filon,
L'Or coule, vient  excitation.

J'ai mis  ma  jangada sur l’eau
Légère, elle glisse sur  les flots.
Bientôt , je toucherais  au  but
Si, j'évite les grandes chutes.

Happé  par les flots grondants
Mon esquif  va vers le  torrent.
Si  mon  grand radeau fait naufrage,
Je n'atteindrais pas ton rivage.

Ma vie c’est vivre l'aventure,
Je traverse  la jungle obscure.
M’engage sur d’autres   parcours

C’est une odyssée  sans retour.


26.1O.O6 MARYJO...TEXTES DEPOSES..

 


Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 5 février 2009

Souvenir d’Egypte

 

J’étais allongé, impatient

Sur une felouque sans âge

La voile gonflée par le vent

Rêvant déjà de son visage

 

Le cœur brûlant de la revoir

Dans sa légère cotonnade

Elle sera à moi ce soir

Parée de lourds bijoux de jade

 

Elle sera nue sous sa tunique

Et puis dévoilera son corps

Et ses courbures magnifiques

Où se cachent de grands trésors

 

Je trouverai les doux chemins

Où sont plus tendres les baisers

Et les caresses sous mes mains

Taquinent les lieux indiscrets

 

Une fois sa fleur inondée

Du plus merveilleux élixir

J’y plongerai ma douce épée

Dans un échange de soupirs

 


 

PHILIPPECF..textes déposés.FEV.2OO9

 

le NIL



Mes pas iront fouler
Les dunes au désert
Goûter l’éternité
Aux eaux d’une rivière

Je m’en vais recueillir
Quelques grains de poussière
Qui auront vu grandir
Les pères de nos pères

Je mettrai à l’épreuve
Un amour improbable
Sur les berges du Fleuve
Où vient fleurir le sable


philippe CAZALS DE FABEL ..COPYRIGHT..

VOIR RECUEIL DE POESIE  " résonances "
ISBN : 2 - 9522352 - O- 1 recueil imprimé en FRANCE en octobre 2OO4..

 




Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 février 2009
Aquarelle

 Mantille aux teints de rose s’étale au firmament.
Frissonnent les ramures constellées de rosée,
 Des perles de cristal, sur les feuilles d’argentées,
 Comme des diamants posés, scintillent sous le vent.

 Dans le chêne centenaire à l’écorce vieillie
L’araignée sur sa toile restaure ses filets
Épié par la corneille et la chouette aux aguets,
L’écureuil dans son gîte entasse les glands cueillis.

 Les volutes éphémères d’une brume ouatée,
Murmures et gazouillis animent la chênaie.
Symphonie cristalline, en ce beau mois de mai,
 D’une source qui ondule sur les galets dorés.

Après un long soupir, je pose mon pinceau,
Je range l’aquarelle et plis le chevalet.
 C’est avec émotion et beaucoup de regret
Que je quitte le bois et rejoins le hameau

. ……….L’aurore au mois de mai

ALAIN24.textes déposés.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 février 2009
Platon (427-347 avant J-C) Voici le second grand philosophe grec de l'Antiquité faisant partie du fameux trio : Socrate, Platon, Aristote. Platon fut le disciple de Socrate durant sa jeunesse. Il avait 29 ans quand Socrate fut condamné à mort et il suivit son procès de très près.
Le fait qu'Athènes puisse condamner à mort l'homme le plus éminent de la ville le marqua à tout jamais et influença beaucoup son orientation philosophique. Cela mettait en évidence, pour Platon, le fossé qui sépare ce qui est idéal, ce qui est juste et les principes de la société de l'époque. Un des rôles des philosophes est de réduire ce fossé.
C'est ce que Platon tenta de faire. Il créa une académie qui enseignait la philosophie, les mathématiques et la gymnastique. C'est sûrement grâce au fait que cette académie était située en dehors d'Athènes que la plupart des écrits de Platon ont été conservés.
Son académie ne fonctionnait pas du tout comme les écoles d'aujourd'hui : les cours se donnaient dans des jardins qui portaient le nom du héros grec Académos (d'où le nom Académie). La manière d'enseigner que préférait Platon était le débat d'idées, aussi choisit-il comme style littéraire privilégié le dialogue.
 A quoi s'intéressait Platon ?
On peut plus ou moins dire qu'il s'intéressait aux rapports entre ce qui est immuable et ce qui est éphémère. Les sophistes pensaient que la notion de bien et de mal était relative et qu'elle pouvait donc changer en fonction de l'époque. Socrate et Platon n'acceptaient pas cette conception, ils étaient convaincus qu'il existait certaines règles intemporelles, immuables concernant le bien et le mal.
 Et selon eux, en utilisant notre raison correctement, il nous serait possible d'atteindre ces vérités fondamentales car la raison a elle aussi un caractère immuable et éternel
. Platon essayait d'appréhender ces vérités intemporelles dans différents domaines (nature,morale,vie sociale etc.). Le monde des idées Démocrite a constaté par sa réflexion que tout est soumis au changement mais qu'il devait y avoir certaines substances à la base de tout, qui elles ne changeaient jamais : les atomes.

Platon était d'accord mais apporta à cette théorie un élément nouveau. Selon lui, tout ce qui est tangible dans la nature est soumis à l'épreuve du temps, susceptible de se transformer, de se dégrader et de disparaître. Mais tout est fait d'après des " moules " intemporels, éternels et immuables. En effet, on peut constater que toutes les girafes ont énormément de points communs. Elles sont toutes amenées un jour à disparaître individuellement mais le moule de la girafe, lui, ne disparaît pas.
Platon explique ici pourquoi les atomes de Démocrite, qui eux aussi continuent d'exister après la mort de la girafe, ne vont jamais créer un être hybride qui serait moitié girafe moitié éléphant. Platon soutenait qu'il existe une autre réalité que ce que le monde des sens nous transmet : le monde des idées. Les atomes, après leur libération du corps qu'ils formaient, vont être ré-agencés selon un modèle bien précis que la nature a façonné et que nous pouvons atteindre par la réflexion.
 Mais malheureusement, tout ce que nous pouvons voir n'est, selon Platon, que de pâles représentations du moule primordial. Le fait que des gâteaux que l'on ferait avec un même moule de girafe seront tous un peu différents et moins parfaits que le concept de la girafe en est un exemple. La théorie des idées peut s'illustrer par une métaphore très claire : c'est comme si chaque être humain vivait derrière un voile. Il y aurait un feu de l'autre côté de ce voile et chaque chose extérieure à nous évoluerait entre le feu et notre voile. Tout ce que nous pouvons apercevoir n'est que l'ombre de ces choses projetées sur le voile. L'image ombrageuse du voile peut être plus ou moins assimilé à la perception de chacun, à ce que les sens nous transmettent. Nos sens modifient les choses, nous n'apercevons qu'un simulacre de réalité. Platon essayait de voir les éléments derrière le voile pour appréhender comment sont les choses véritablement. Selon lui, à l'inverse de nos sens, la raison nous permet d'atteindre ces vérités.

 L'âme selon Platon Platon distinguait deux mondes totalement différents : le monde des sens et le monde des idées. Le premier monde concerne tout ce que nous pouvons appréhender grâce à nos cinq sens, comme la matière, le son, tous les phénomènes naturels, etc. Nous n'avons qu'une approximation imparfaite de ce monde car les sens sont trompeurs et ne reflètent pas exactement la réalité. De plus, ce monde est voué au changement. Rien n'y est permanent ou immuable. Le deuxième monde nous permet, grâce à notre raison, d'atteindre la vraie connaissance. Le monde des idées est inaccessible pour nos cinq sens, seule la pensée peut l'explorer. Platon pensait qu'on pouvait aussi distinguer deux parties chez l'homme dans le même ordre de différences : nous avons un corps matériel lié constamment à nos sens. Il est éphémère et soumis à des changements. Mais nous avons aussi une âme immortelle qui est le siège de la raison. C'est parce que notre âme n'est pas matérielle qu'elle peut voir le monde des idées. Platon émit encore d'autres idées qui ont sûrement beaucoup influencé les fondements de notre civilisation.
Par exemple : l'âme aurait existé avant de venir habiter un corps. Il pensait que les âmes évoluent dans le monde des idées et qu'elles côtoient tous les modèles parfaits. Mais dès que l'âme se réveille dans un corps humain, elle oublie toutes ces idées parfaites. Puis, au fur et à mesure que nous appréhendons les choses avec notre sensibilité, un vague souvenir ressurgit de notre âme et peut nous permettre de retrouver ces concepts parfaits. Platon divise aussi l'âme en trois parties: le "nous" ou logismos correspond à ce qui est rationnel ; le cœur ou le thumos concerne le courage, l'emportement, parfois la colère... l'élément concupiscible ou l'épithumia, est le siège du désir, des passions.

 Le "nous" est pour Platon la composante la plus noble de notre âme. La seconde doit être au service de la première pour être bénéfique et pour parvenir à maîtriser la troisième qui, à ses yeux, mène irrémédiablement aux vices. A chacune de ces parties est associée une vertu qui nous permet de tirer la quintessence de nos composantes : la sagesse, le courage et la tempérance auxquelles doit s'ajouter, à tous les niveaux, la justice. Vision politique de Platon Parmi les nombreuses choses que Platon nous a laissées, nous pouvons citer son modèle de l'état idéal. Il prône une république gouvernée par des philosophes et se réfère au corps pour l'argumenter.
Comme pour l'âme, Platon le divise en trois parties : la tête, le tronc et le bas du corps. La tête est le siège de la raison, le tronc celui de la volonté et le bas du corps celui des envies. Les même qualités que celles de l'âme y sont associées : la raison doit se donner pour but la sagesse, la volonté doit faire preuve de courage et il faut brider les désirs pour que l'homme fasse preuve de mesure. Il n'y a que lorsque ces trois parties fonctionnent correctement pour former un tout que nous avons affaire à un homme "harmonieux" selon Platon. L'état étant une entité "humaine", il doit fonctionner de la même manière. Chacun doit y être à sa place et remplir un rôle adéquat pour former un tout harmonieux.

 Les philosophes, par la raison, doivent gouverner ; les ouvriers, paysans doivent travailler et les guerriers doivent défendre. On constate une certaine déviance totalitaire dans sa conception de l'état... Pour l'éducation, les enfants doivent d'abord apprendre à contenir leurs désirs puis à augmenter leur courage et enfin, des études poussées, principalement scientifiques, développent leur raison. Il fut le premier à prôner des jardins d'enfants et des écoles communales.
Selon lui, l'éducation est une chose bien trop importante pour la laisser à l'appréciation de chacun. Platon place la femme au même niveau que l'homme ce qui est rare pour l'époque. La raison est le plus important ; hommes et femmes en sont tous deux dotés. Donc, si nous interdisons aux femmes les études et les postes de dirigeants, nous perdons une moitié de la composante la plus noble.

 L'harmonie serait donc anéantie. Malheureusement, ses idées trop avant-gardistes pour l'époque connurent un échec au point de vue politique. Remarque : Les idées de Platon ne doivent pas être assimilées sans esprit critique. Il faut les remettre dans leur contexte. Ses principes ne sont pas absolus d'ailleurs : un de ses élèves, Aristote, les critiqua et les adapta à ses croyances.

Néanmoins, Platon nous a apporté matière à réfléchir, ce qui est au fond bien plus important que de nous convaincre de ses théories.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus